Enquête Alain Doucé, Eric Labaj, réalisation Hervé Nicole
Contenu :
– Les risques potentiels de Superphénix
liés à la présence de 5 tonnes de plutonium, rappel de la radioactivité du Pt : 12000000Bq /1/1000eme g
liés au réacteur à neutrons rapides refroidis au sodium, risque dit « d’excursion nucléaire »
lorsqu’il manque du sodium et que la réaction s’emballe,
liés à la présence de sodium qui s’enflamme à l’air libre, et explose au contact de l’eau. Il faut gérer 5000 t de sodium.
Les risques connexes sont liés à la « faiblesse » du Plan Particulier d’Intervention en cas d’incident qui n’envisage que la prise en compte de la population dans un rayon d’une dizaine de km autour de la centrale.
Il existe des contradictions sur la capacité de la centrale à redémarrer en sûreté. Un incident majeur s’il arrivait pourrait concerner l’ensemble de territoire national, et une partie de l’Europe, compte tenu des quantités de plutonium. L’ingénierie évolue au fur et à mesure des incidents constatés.
– La gestion du sodium
sodium du réactif, il est radioactif quand le réacteur est en marche puis plus lorsqu’il est à l’arrêt. Pas une goutte de ce sodium ne sort du réacteur
sodium non radioactif qui coule dans des tuyaux sans passer par le cœur. C’est le sodium qui chauffe l’eau en circuit fermé et la transforme en vapeur pour faire tourner les turbines.
Des aménagements ont été réalisés pour prendre en compte des feux de sodium « pulvérisés » plus « méchants » que ceux qui avaient été envisagés.
Des essais ont été réalisés pour maîtriser des feux de plusieurs tonnes de sodium. (Pour la CRIRAD la limite se situerait autour de 100kg.)
Pour combattre les feux, la conception limite la taille des compartiment d’air : plus d’air, plus de feu. Il s’agit de parcelliser les volumes occupés par le sodium.
Si il y a toutefois un feu, il n’aura pas d’impact sur le réacteur. Cette caractéristique aurait été testée pour un feu de sodium avec un débit de 100kg de sodium /s. C e type de feu pourrait correspondre à la rupture d’une grosse tuyauterie de 70 cm de diamètre.
Le risque de contact avec l’eau serait nul. Il y a la « certitude » qu’il n’y a pas de problème de sûreté lié à cette caractéristique.
Suite à un incident dit du « barillet ». Cette pièce a été supprimée. Elle fonctionnait avec du sodium, le nouveau dispositif, dit Poste de Transfert du Combustible est différent et fonctionne avec du gaz. Le « barillet » permettait de remplacer le cœur par moitié, maintenant le remplacement se fait d’une façon globale.
Le risque de réchauffement du cœur a été pris en compte dès la conception. Sous le cœur il y a un récupérateur de l’éventuel chorium coulant du réacteur.
La centrale est équipée d’un secteur de formation avec un simulateur pleine échelle pour l’entraînement des équipes.
intervenant
Raymond Avriller, groupe « Ecologie, Alternative, Autogestion » Élu de la ville de Grenoble.
Jacques redout, membre du CA de la CRIRAD
M. Lacroix, directeur de la Centrale Sperphénix à Creys-Malville
Pierre-Franck Chevet, directeur adjoint de la DSIN
Musiques
8’12 Au diable vert…(on joue au petit cochon pendu,…aussi à la berlue)
15’43 Guy Marchand, Mister bing, (… hier aujourd’hui tout le monde oublie, l’amour la vie et tout ce qui s’en suit dans les étoiles.)
32’20 Alain Souchon, Le gros pétard, (…, elle mange des boules de gomme du matin jusqu’au soir…)
