Épisode 7: Débat démocratique et Risques

Enquête Alain Doucé, Eric Labaj, réalisation Hervé Nicole
Cette septième émission aborde la question de l’information sur les installations nucléaires.

Contenu
Retour sur les origines de la politique nucléaire en France
Comparaison avec l’Italie où il n’y a pas de nucléaire, mais tout de même une politique énergétique.
C’est le système social Français qui explique la puissance de la poussée technologique qui a lieu autour du nucléaire.

– Question de l’opacité
Le nucléaire est une production militaire d’où le silence qui l’entoure (contrairement à d’autre infrastructures).
L’opacité de l’information peut concerner les riverains mais aussi les personnels à l’intérieur même de la centrale.
Au delà de l’opacité des données et informations, les chiffres officiels publiés peuvent être pervertis. La CRIRAD ne cesse de les corriger, ou de découvrir par leur propre moyen des contaminations en lieu et place des services de l’État.
Exemple lors de l’accident de Tchernobyl où les normes ont été largement dépassées.
Exemple de Radiacontrol, entreprise à Pierrelatte (26).
Il n’y a pas de contrôle sérieux sur la dissémination de la radioactivité en France.
3614 magnuc site minitel qui donne des unités de mesure, n’est pas toujours à jour ni toujours fiable.

– Des informations biaisées
Retour sur la manière dont les mesures sont publiés, souvent par des moyennes qui peuvent masquer des contaminations qui pourraient être révélées par des mesures non pas générales mais par radioéléments.
On peut aussi prendre un territoire, prendre des secteurs contaminés et d’autres qui ne le sont pas et faire une moyenne, qui ne correspond pas à la réalité de la contamination. Il y aurait une volonté affichée de transparence mais une pratique se voulant rassurante, limitant les annonces. Il s’agirait d’un mauvais réflexe assez systématique.

– Un réflexe pour rassurer, l’impression ou la mise en scène d’une réglementation sophistiquée et efficace
Référence à l’action de M  Birot dans le cadre de l’assemblée nationale.
Importance de l’État de droit, confiance dans les services d’inspection et de contrôle.
Un débat sur l’énergie aurait été initié par Michel Barnier. Le débat démocratique existerait.
Pour M. Finon, économiste, EDF resterait relativement transparent, les données seraient disponibles malgré parfois la technicité de l’accès, mais par contre ce seraient les processus de décision en amont d’EDF qui restent très opaques et fermés. M. Finon fait remarquer que ses analyses critiques du point de vue économiques sont entendues aux USA et en Allemagne, mais que par contre il n’a jamais été entendu en France.

– Les risques principaux auxquelles les centrales sont soumise :
générateurs de vapeur, fissures
fissures au niveau des couvercles des réacteurs. Graves, risque de ne plus pouvoir contrôler une réaction en chaîne en cas de problème.
Le risque 0 du nucléaire c’est faux ! Au niveau de la dissémination c’est encore plus faux. Les centrales rejettent de grandes quantités de gaz et de liquides radioactifs. Ces effluents sont mesurés et publiés par les exploitant. Ces mesure s’affichent en milliard de Bq.

Intervenants
M. Finon, directeur de l’iEPE, UPMF Grenoble2
Raymond Avriller, groupe « Ecologie, Alternative, Autogestion » Élu de la ville de Grenoble.
Jacques redout, membre du CA de la CRIRAD
M. Lacroix, directeur de la Centrale Sperphénix à Creys-Malville

Sources
Rapport Birot , en 2 tomes sur le contrôle et la sûreté des Installations nucléaires.
3614 MAGNUC

Musiques
13’35 Tonton David, Sûr et certain, (… car je suis sûr sûr qu’on nous prend pour des cons et j’en suis certain quelque chose ne tourne pas rond !)
23’32 Boris Vian, « la java des bombes atomiques, (…soyons sérieux disons le mot, c’est même plus un cerveau c’est comme de la sauce blanche…)
32’30 Sttellla, Nagasaki ne profite jamais, (…Arlette est secrétaire à Tchernobyl, elle tape à la machine avec son nombril!!! nananana…)