Épisode 11: L’Emploi et les exportations électricité

Enquête Alain Doucé, Eric Labaj, réalisation Hervé Nicole

Les emplois
700 personnes sont employées directement sur le site de Creys-Malville. 500 sont extérieures et 500 autres sont employées actuellement à cause des travaux.
On estime que 1 emploi sur le site induit 1 emploi extérieur. En plus des aspects quantitatifs, EDF met l’accent sur la richesse humaine induite par ces emplois ; personnel hautement qualifié, emplois de qualité de type stables et durables.
C’est vrai, mais il n’y a plus de mise en chantier donc une limitations des emplois liés à la construction. Il faudrait comparer les emplois de la production nucléaire avec ceux des autres production d’électricité qui peuvent engager de nombreux métiers : isolement de l’habitat, régulation du chauffage, filière bois, solaire, éolienne ou charbon . Mais c’est en pédalant que cela générerait le plus d’emploi ! Les comparaisons ont leur limites, notamment en terme de qualité d’emploi (mine de charbon par exemple).
Les productions alternatives d’électricité pourraient développer des emplois situé plus au niveau local et moins centralisés que ceux créés par EDF (nécessité d’essaimage d’emplois sur l’ensemble du territoire).
Pour le World Ward institut , le nombre d’emplois par TW.h et par an serait de 100 pour le nucléaire, 112 pour la géothermie, 116 pour le charbon (y compris mines), 248 pour le solaire, 542 pour l’éolien.

Les exportations de l’électricité
Elles concernent les pays voisins, sont estimées à 14 milliard de F chiffre d’affaire, pour environ 50 milliards de kW.h (l’objectif serait d’atteindre 75 milliards de kW.h). Il existe aussi des importations aussi, notamment au moment des pointes de consommation. Elles permettent une économie par rapport à la nécessité de fournir les équipements permettant de gérer ces pointes. Cela permettrait de baisser les tarifs de l’électricité  de 3,5 %.
Pour M. Avriller les exportations se font à des conditions invraisemblables. La Suisse achèterait cette électricité à bas coût pour remonter de l’eau dans les barrages, permettant la revente en heures de pointe aux Italiens (malin!). La notion de vente à perte, en dessous du prix de production est réelle mais reste difficile à saisir car EDF dégage un bénéfice.
Selon M. Finon des choix sans débat ont conduit à des contrats de long terme avec les électriciens étrangers. Il va falloir construire des centrales nucléaires pour vendre à l’étranger et honorer ces contrats.. Le choix s’est fait de façon presque clandestine.

Intervenants
M. Lacroix, directeur de la Centrale Sperphénix à Creys-Malville
M. Finon, directeur de l’iEPE, UPMF Grenoble2
M. Devoivre, directeur de la communication d’EDF Rhône-Alpes

Sources
Revue Observer n°10, le nucléaire en chantier
Revue Greenpeace, printemps mars avril mai 1994
Revue Silence hors série n°4 et n°5

Musiques
13’05 Serge Réggiani, Hôtel des voyageurs (…, qui a laissé dans cette chambre des mots qui n’allaient plus ensemble ?,..,)
24’12 Paul Person , Le Rôle… On l’a d’jà,
29’57 Les negresses verte, Sous le soleil de Bodega, (…, fou de bagou le plus beau des gars est à genoux aux pastaga, j’entends hurler le mellino sans picador ni corrida, … la la la la la la la)
37’22 Jacques Brel la valse à mille temps, (…, de patienter 20 ans pour que tu aies vingt ans..)