Enquête Alain Doucé, Eric Labaj, réalisation Hervé Nicole
Contenu :
Il faut 400 fois la radiation naturelle provoqué par le sol, le rayonnement cosmique et par notre corps pour provoquer une leucémie, 1000 fois pour un cancer.
La norme en matière de radioprotection est donnée par le CIPR40 (norme européenne). C’est la norme équivalent de dose pendant 24h pour les radioéléments. Ce ne sont donc pas les émissions globales.
5 mSt c’est la vie normale, entre 5milisievert et 50, nécessité de confinement, au-delà évacuation.
Les radioéléments ne pénètrent pas le corps humain de la même manière. L’iode se concentre sur la thyroïde, le césium sur les tissus osseux. Les experts disposent de tableaux et de normes très précises sur le sujet. Une cellule de crise mise ne place par le préfet relaie ces informations au corps médical.
Ces informations n’ont pas été fournies lors de l’accident de Tchernobyl. Il faut travailler à être plus précis pour donner les informations les plus exactes possibles, en effet en travaillant par chacun des radioéléments présents.
Pourquoi distribuer de l’iode à la population ?
Pour éviter les cancers de la thyroïde des pastilles d’iode stable sont distribuées dans certains pays, mais pas ou pas encore en France. Ces pastille doivent être ingérées 6 a 8h avant la contamination.
A propos des enquêtes épidémiologiques
Pour les cancers des travailleurs il n’y aurait pas d’augmentation des cancers depuis1950. Avant les travailleurs au contact de radiations avaient 10 fois plus de cancer, notamment les radiologistes.
Les études actuelles qui indiquent une prévalence pour les travailleurs sans circonstances particulières ne sont pas validées. Leur interprétation est discutable.
Par exemple une étude semble conclure à un risque plus marqué lorsque l’exposition est faible mais longue dans le temps. On a observé 7 leucémies chez des enfants habitant une ville anglaise où un faible rayonnement est mesuré. Il s’agit d’un nombre plus important qu’ailleurs. Le lien peut donc être fait avec la centrale à proximité. Mais dans d’autres régions où on observe les mêmes faibles rayonnements, il n’y a pas les mêmes problèmes. Il faudrait donc approfondir l’étude, le risque existe mais il ne faut pas l’exagérer. Le lien n’est pas prouvé.
Remarque : aucune étude épidémiologique à proximité d’une centrale n’a été faite en France.
Intervenants
Professeur Vroussos, chef du service radiothérapie de l’hôpital de Grenoble
M. Chambron de la protection civile de l’Isère.
Sources
le REM , n°18, le bulletin d’info des adhérents de la CRIRAD
Silence n°5
la revue OBSERVER n° 10 d’aout 1992 et Hors série n°4
Musiques
11’40 Kala Marrka, Ama Sua, ama Llulla, ama K’ella, (…aïe aïe aïe Bolivia..)
25’12 cone cone don’t go slow take my head again end again…
