Conception et écriture : Marine Rivoire, plasticienne
Réalisation : Virginie Valissant-Brylinski, ingénieure du son

Comment le mouvement se dévoile au regard du sonore qui s’en dégage, des mots qui le soulignent, des paroles qui en émergent… « Chorégraphie sonore », une proposition où l’environnement sonore d’un spectacle de danse devient paysage.
Cette création sonore est une libre interprétation du spectacle de danse « Tout ce fracas » de la compagnie Lamento.
Située à l’endroit de la rencontre du mouvement, du son et de la cécité, elle s’envisage comme une chorégraphie sonore dont l’enjeu est de donner à percevoir la danse, celle qui échappe au regard. Avec cette création, je souhaite questionner la notion de présence en donnant à ressentir la danse à travers une expérience de l’écoute.
Une expérience où au fil de la pièce on est embarqué dans un mouvement d’écoute ; on peut se trouver dans les premiers rangs, puis glisser au fond de la salle ou de façon inattendue être sur le plateau parmi les interprètes.
Elle tend à mettre le mouvement en onde à travers les sons qui le révèlent et les mots qui le dessinent. Une écriture « à l’écoute », qui vise à ce que la matière sonore tout comme les mots trouvent leur équilibre offrant à l’auditeur.ice un voyage dans un paysage où « sons-mots » se donnent tour à tour dans une dimension perceptive élargie.
Elle se compose des sons concrets des mouvements captés en direct lors de la performance, de voix – celles des danseuses cueillies dans la spontanéité de l’expérience ainsi que de celle décrivant ou peut-être pas la chorégraphie qui se déploie.
