The Inspector Cluzo "The french Bastards"

Rock Funk

vendredi 9 avril 2010 par prog

Pas de doute, The Inspector Cluzo avait surpris son monde lors de la sortie de son premier album éponyme. Et moi le premier. Je ne vous raconte même pas combien de fois je me suis envoyé cette galette dans ma petite trombine. Pendant ce temps, le duo complètement déjanté a parcouru le monde entier pour prêcher la bonne parole avec ses riffs incandescents et ses rythmes chaloupés.

Alors, on s’interroge de la manière par laquelle les deux compères vont une nouvelle fois assommé son auditoire. A l’heure où je tape ces quelques mots sur mon ordinateur (je sais, ça fait un moment que ce n’est pas arrivé pour le W-Fenec, mais ainsi va la vie), The french bastards vient de débarquer dans les bacs et le moins que l’on puisse dire, c’est que The Inspector Cluzo a brillamment franchi le sacro-saint cap du "deuxième" album. Je m’explique ? Je m’explique. Il semblait difficile pour le groupe de sortir de ce créneau complètement assumé de fusion funk ’n’ roll délirant du premier disque. Ce n’est donc pas une surprise si on retrouve dans The french bastards tous les ingrédients qui font prendre la sauce : guitares tantôt funky, tantôt rock ’n’ roll, rythmiques toujours dans le ton, voices précieuses. Le triptyque Fishbone/Red Hot Chili Peppers/Infectious Grooves est toujours d’actualité. Sauf que cette deuxième galette va encore plus loin dans le "délire", en musclant parfois le jeu avec des guitares tranchantes et des voix plus saturées qu’à l’accoutumé. The Inspector Cluzo étoffe ses références (l’hommage non camouflé à AC/DC avec "Terminator is black in his back", "F*** Michael Jackson" que n’aurait pas renié les Jackon Five, quoique). Le funk mid tempo et les refrains qui ont la classe sont toujours aussi présents ("In love with Lilian Thuram"). Le rock qui sue des couilles aussi ("The french bastards #1"). Mais on sent que le groupe maîtrise de plus en plus son sujet, et n’hésite pas à emprunter des chemins tortueux et plus teigneux ("Giving his opinion is not a job, this is a right", "Zombies DJ’s killers"), avec toujours cette insolente réussite qui fait mouche. Après la surprise, la confirmation : pas besoin d’avoir fait l’école de police pour constater le duo a réussi son coup en innovant avec une formule et un son qui lui est déjà acquis. Cerises sur le gâteau, une nouvelle participation du poisson mort Angelo Moore et le packaging cartonné de ce disque qui vaut le coup d’oeil. Assurément, The Inspector Cluzo est dans la place, The Inspector Cluzo mérite sa place (sur le W-Fenec, dans nos coeurs, sur les scènes du monde entier,...) : The Inspector Cluzo est en place. Tout simplement.