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Peuples du Nord Caucase et peuple kurde : quelle identité ? Quelle survie et quelle résistance face à l’oppression ?

mercredi 12 janvier 2011 par Radio-Grésivaudan

soirée avec :
"Kurdistan pîroz be !" documentaire de Sylvie Lasserre et échanges avec Zubeytit Gun, Kurde
"RAYANA ou l’enfance brisée", documentaire de Mylène Sauloy,

suivi d’une discussion débat avec Sacha Koulaeva (FIDH)
Soirée organisée en partenariat avec le Comité Tchétchénie

MP3 - 15.7 Mo
Debat Kurde Tchetchene

Les Kurdes

Les Kurdes sont un peuple d’origine indo-européenne descendant vraisemblablement des Mèdes (ou plus précisément des Kardouques), comptant approximativement entre 25 et 37 millions de personnes, vivant surtout en Turquie (entre 11,5 et 20 millions), en Iran (environ 7 millions), en Irak (environ 6 millions) et en Syrie (environ 2 millions), dans ce qui est appelé le Kurdistan. Il existe également des communautés kurdes en Arménie, au Haut-Karabakh (Qarvachar et Berdzor), en Azerbaïdjan, au Liban et au Koweït. Quatre pays se partagent le territoire de la nation kurde qui forme depuis l’antiquité, un peuple à part. Divisés, prenant les armes tour à tour contre les États qui veulent les réduire, les Kurdes rêvent de leur souveraineté. Depuis un siècle, certains Kurdes luttent pour leur autodétermination, afin d’avoir leur propre patrie, le Kurdistan. Tous les États qui abritent une communauté non-négligeable de Kurdes s’opposent activement à la création d’un État kurde, craignant de devoir abandonner une partie de leur territoire national.
Kurdes en Irak
À la suite de la Guerre du Golfe de 1990 les Kurdes ont pu établir une zone autonome au nord de l’Irak. En 2003, les Kurdes ont soutenu l’intervention américaine en Irak. La nouvelle constitution irakienne adoptée par référendum en 2005 reconnaît une très large autonomie au Kurdistan.
Kurdes en Turquie.
La Turquie est le pays où la question kurde fait la une des journaux chaque jour. La construction de la Turquie kémaliste se fait dès 1923 sur le déni du fait d’une très forte minorité kurde en son territoire (à l’instar du déni du génocide arménien). Les Kurdes n’avaient alors d’autre droit que de se fondre dans la nation turque et ont souvent été fortement réprimés. La guerre qui oppose l’armée turque et le PKK fait plusieurs morts chaque semaine depuis 1984. Les Kurdes ont le droit de parler leur langue en Turquie et, signe d’une amélioration, la chaîne publique turque TRT diffuse désormais des programmes en langue kurde. Des radios peuvent aussi désormais émettre en langue kurde sans dépasser un certain quota horaire. Mais ces droits accordés aux Kurdes sur le papier n’ont que peu de conséquences dans la réalité. L’enseignement de la langue kurde n’est pas autorisé dans les écoles de la République turque. La loi autorise néanmoins au secteur privé d’enseigner "les langues maternelles" en cours du soir uniquement et à destination exclusive des adultes (l’enseignement du kurde aux mineurs est strictement interdit).

MP3 - 27 Mo
ecouter les Kurdes

En savoir plus :
jeunesse Kurde en Français
institut Kurde de Paris

Les Tchetchenes

La République tchétchène (en russe : Чеченская Республика, Tchetchenskaïa Respoublika ; en tchétchène : Нохчийн Республика, Noxçiyn Respublika) ou Tchétchénie (russe : Чечня́, Tchetchnia ; tchétchène : Нохчийчоь, Noxçiyçö), également nommée Itchkérie par les indépendantistes, est une république constitutive de la Fédération de Russie. Située sur le versant nord des montagnes du Caucase et la vallée de Tchétchénie, dans le District fédéral du Sud, sur les marches de l’ancienne Union soviétique et de l’ancien Empire tsariste, elle est limitrophe du krai de Stavropol au Nord-Ouest, de la république du Daguestan au Nord-Est et à l’Est, et des républiques d’Ingouchie et d’Ossétie du Nord à l’Ouest, toutes trois des républiques de la Fédération de Russie. Elle a également, le long de la ligne de crête du Caucase, une frontière internationale avec la Géorgie, au Sud.

Depuis 1994, deux guerres d’une rare violence ont dévasté la Tchétchénie : des centaines de milliers de victimes, une capitale de 400 000 habitants rasée, des infrastructures totalement détruites. La population qui n’a pas fui vit sous un régime de terreur policière et militaire. Les causes et la réalité de la guerre actuelle sont d’autant plus difficiles à cerner qu’elle se déroule à huis clos, journalistes et humanitaires ne pouvant s’y rendre qu’au compte-goutte. Pourtant, la compréhension en est indispensable pour cerner la nature des évolutions russes actuelles, mais aussi les enjeux de la recomposition géopolitique de tout le Caucase. Les auteurs éclairent les motivations de Moscou, montrent comment le président Vladimir Poutine a pu organiser le huis clos sur un conflit qui fait toujours, selon les estimations, plusieurs dizaines de victimes par semaine. Il pousse ainsi de jeunes recrues de toutes les régions du pays à des actions défiant toutes les règles internationales, au point qu’on parle - les auteurs préfèrent éviter le terme de génocide - de l’extermination lente de tout un peuple. On comprend alors à quel point cette guerre a déjà transformé en profondeur la société russe et pratiquement anéanti ce qui restait de la société tchétchène. Tout Tchétchène mâle de plus de 13 ans étant considéré comme un bandit terroriste potentiel, ce sont des milliers de familles qui ont dû s’exiler.

Selon les organisations de défense des droits de l’homme, 5000 disparitions forcées auraient eu lieu en Tchétchénie de 1999 à 2006, dont environs 200 ont été portés devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) comme celles qui auraient été commises par l’armée russe. Un cas de disparition a été condamné par la CEDH.

MP3 - 22.1 Mo
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En savoir plus :
* comité tchetchenie
* la documentation Française sur la Tchetchenie
* wiki Tchetchenie

 

 

 


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