LES MALPOLIS "This machine kill fingers"

Chanson

vendredi 3 juillet 2009 par prog

Les Malpolis…. C’est l’indispensable génie de la férocité drôle, élevé au rang des Beaux-Arts, d’une chanson qu’on croirait dédicacée à Reiser, Cavanna et Siné. Celle qu’on croyait perdue à jamais depuis la disparition du Jean Yanne de “Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil”, la mort tragique de Font et Val, la retraite religieuse des Nonnes Troppo, la faillite des VRP et la victoire de Didier Barbelivien chantant Mireille Mathieu."

De septembre 2007 à Juin 2008, les Malpolis donnèrent, tous les trois mois dans une quinzaine de villes en France, une série de concerts qui se voulaient en prise avec l’actualité : Les Concerts A Suivre. De nombreuses chansons et saynètes ont donc été spécialement écrites et composées pour chacun des trois épisodes de ce projet ; la plupart, liées aux évènements d’alors, avaient été voulues " biodégradables " et resteront inédites. Mais d’autres, jugées moins marquées par une date de péremption, furent retravaillées et enregistrées en public, fin septembre 2008, dans la salle de spectacle du Bijou, à Toulouse. Après avoir subi quelques petits embellissements en studio, elles figurent sur ce disque, presque telles quelles, en compagnie de nouvelles versions "en public" de quelques anciens titres (l’Altermondialiste, On veut pas du travail,…). Affublé d’un titre pastiche du célèbre Woodie Guthrie (mort en 67), ce cinquième album du trio, présente le groupe dans son élément le plus explosif, la scène, et son essentielle authenticité. Plus que dans les opus précédents, les Malpolis y sont à l’aise, explosifs, gouailleurs et corrosifs….comme le dit encore Pierre Challier : "… ça a la précision du trait d’un Pétillon, d’un Lefred-Thouron, du meilleur de la caricature lorsqu’en deux coups de crayons elle dit la vérité nue, qu’elle taille le costard à coup d’éclats de rires… et bref, une pinte de bon sang à consommer sans modération !! "

"Un art quasi subversif, finalement bien plus représentatif de son époque que les glapissements à la mode des apprentis chanteurs de la télé."