INDIAN RESERVATION BLUES and MORE…

vendredi 10 avril 2009 par Radio-Grésivaudan

INDIAN RESERVATION BLUES and MORE… chez Dixiefrog / Harmonia Mundi
L’UNIQUE COFFRET RETRAÇANT TOUT CE QUI FAIT dans LA MUSIQUE INDIENNE D’HIER & D’AUJOURD’HUI ..
Trois heures de bonheur absolu offertes par PURA FE (Indienne Tuscarora) et Guy L’américain (chercheur d’or musical pour Dixiefrog), tous deux passionnées par la culture indienne, l’une car ce sont ses racines, l‘autre, indien d’âme et d’adoption.
3 cd, 1 livret de 48 pages, 10 minutes de vidéo, 33 artistes entre blues, rock, country, chants traditionnels, folk hip hop & R’n’B ...
Ce « Modern INDIAN RESERVATION BLUES and more… » propose un parcours unique et initiatique à travers ce qui fait la musique indienne d’Amérique d’aujourd’hui. Du Canada à l’Amérique profonde, tous les territoires sont ici couverts . Jamais un travail d’une telle envergure n’avait été proposé, le marché étant uniquement tourné vers les musiques et chants traditionnels indiens.
Vous allez découvrir des artistes grandioses tels que :
WAYNE LAVALLÉE (canadien, une voix fantastique ), PAUL ORTEGA (pionnier à qui John Trudell rend souvent hommage), MURRAY PORTER (bluesman peau rouge qui chante le blues noir dans un monde de blancs) LEILANI (Chanteuse Hip Hop & soul/ mon petit coup de coeur), GARY FARMER & THE TROUBLEMAKERS (Très connu comme acteur, il a joué aux côtés de Johnny Deep entre autres)... 33 artistes du même gabarit....
Les illustrations sont réalisées par 2 artistes peintres et graffeurs indiens : ONESTAA et CHAD LOCKLEAR

Génése :

L’idée de ce « Modern INDIAN RESERVATION BLUES and more… » s’est imposée d’elle-même ces 2 dernières années. Elle est parti de la rencontre avec Pura Fe’, artiste de la tribu amérindienne Tuscarora, dont les deux premiers albums, mix de folk-blues et de protest songs largement influencés par la musique des tribus du Sud-Est, ont été très bien accueillis en France. Pura Fe’ a mis en relation Guy l’Américain (qui fait le talent scout pour DIXIEFROG depuis maintenant dix années) avec divers artistes amérindiens d’horizons musicaux très divers. Jean-Pierre Bruneau, journaliste curieux et vidéaste de profession, s’est joint à l’équipe pour envisager un projet visuel (DVD ou « galop d’essai » pour intéresser une chaîne de télévision sur le sujet). Voici donc il y a deux ans Guy l’Américain en route pour l’un de ses voyages habituels et bi-annuels aux Etats-Unis, mais équipé par ses camarades, cette fois-ci, d’une caméra amateur. Deux mois plus tard il est de retour avec (environ) trente heures d’images, des moments très émouvants, de la musique et des entretiens comme l’on peut en obtenir quand il n’y a pas d’équipe professionnelle de TV et que celui avec lequel on parle oublie la toute petite caméra qui va fixer le moment particulier que l’on ne retrouvera peut-être jamais.

Toute cette musique est reliée par un fil rouge. Tout d’abord musicalement : quand ce ne sont pas carrément des chants « ethniques » qui se mêlent au blues ou au rap, on sens toujours dans la mélodie ou l’interprétation « l’âme indienne », lancinante et guerrière toute à la fois, empreinte de dignité et de souffrance comme les premiers blues noirs-américains. Et puis, aussi, il y a ces mots qui reviennent toujours, titres après titres : Reservation, Ancestors, Mother earth, Brothers & Sisters, Genocide.

L’esprit des ancêtres souffle toujours dans les paysages grandioses, le guerrier est toujours là (« We’re fighting terrorism since 1492 ») ainsi que le message d’union avec la nature, le sentiment qu’il faut respecter la terre nourricière qui est là pour tous les êtres vivants et la certitude que personne ne peut posséder ou s’approprier "mother earth" ou "father sky ». Tout cela est très présent dans leur culture ainsi que l’idée que l’homme, bien que considéré comme la dernière création n’est qu’une petite partie d’un grand tout bien au-delà de la compréhension intellectuelle. Ce message est frère du message écologiste et bouddhique, il pourrait bien être utile à notre planète aujourd’hui.

Enfin, ce qui est remarquable et qu’il faut souligner, c’est que si la musique amérindienne évoque dans l’esprit de beaucoup l’image d’indiens emplumés qui jouent de la flûte et des tambours, la vérité est bien différente. Il est temps maintenant de découvrir les indiens rebelles du hip-hop, les générations récentes de « native americans » imprégnés de blues, de rock et de country music, et de comprendre enfin l’influence non négligeable (et méconnue) de la musique amérindienne sur la musique « roots » américaine.

Il y a donc encore quelque chose à découvrir musicalement en provenance des Etats-Unis ? !

en savoir plus :

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