CIRRUS "Mama please"

World moderne

jeudi 2 juillet 2009 par prog

Il serait injuste d’estampiller cet album de la mention réductrice "musique du monde" qui inclut ainsi toutes les musiques non occidentales. Les mélodies orientales se fondent à des sonorités balkaniques, le tout maintenu par des cordes (violon, violoncelle) et des percussions (djembé ou darbouka). Nawel, la chanteuse permet enfin à nos oreilles d’apprécier les décrochages vocaux souvent énervants des musiques de l’orient. Son timbre est grave, voire même légèrement éraillé, lui donnant un petit grain rock’n roll charmant. Les textes en français servent un univers doucement poétique, pour preuve le titre d’ouverture, véritable invitation à la rêverie. La sobriété des compositions musicales évitent les débordements sonores et les césures rythmiques où le chant se fait plus puissant, bannissent la monotonie. Le groupe parisien a su capter pour son premier opus une musique faite de mélange et d’ouverture

Cirrus, une artiste World à découvrir Qui a dit que le création française était exangue ? A mille lieux des reprises anglo-saxonnes de la Star’Ac, elle excelle dans le métissage des cultures, une richesse qui constitue plus que jamais pour elle un passeport à l’international, de Moriarty à The Do, en passant par Cirrus, jeune groupe pétri d’influences folks, blues et méditérannéennes, qui vient de décrocher un contrat avec le label de World Music Iris Music après avoir enregistré un premier EP autoproduit.

Qu’elle chante anglais, en français ou en arabe, la voix de Nawel Ben Kraiem, jeune chanteuse du groupe en rupture de formation théâtrale, transporte et invite au voyage de l’âme sur les rives opposées de la Méditérranée, où le groupe participera le 16 octobre prochain à la grande finale du concours RMC Monde Arabe à Alexandrie, en Egypte. Roulements de darbouka, coups d’archet, accords métalliques ou suaves et chants du monde sont les ingrédients irrésistibles d’une mélopée orientale qui fait toute la force et le mystère de Cirrus, formation prometteuse pour qui l’art du métissage est une seconde nature. La musique de Cirrus a un goût de terre sauvage, elle envoute, élève, transcende, et dresse un pont entre Orient et Occident, comme si l’Islande de Bjork voisinait soudain avec Carthage.


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