Antonio Zambujo - quinto

Fado - wold music

vendredi 14 décembre 2012

António Zambujo à l‘âge de huit ans entreprend l’étude de la clarinette. Marqué par le cante alentejano, le chant polyphonique traditionnel de sa région natale, il manifeste cependant très tôt un goût pour le fado, chantant en famille et devant des amis, ses modèles étant Amália Rodrigues, Alfredo Marceneiro, Maria Teresa de Noronha, João Ferreira Rosa entre autres. Il n’a que 16 ans lorsqu’il remporte un concours de fado chez lui à Beja. A Lisbonne, il devient immédiatement l’un des artistes attitrés du Clube de fado, l’une des grandes maisons de fado de la capitale située dans le quartier d‘Alfama, dirigée par le guitariste et compositeur Mário Pacheco. Sa carrière prend un nouveau départ en 2007, avec la publication de l’album Outro sentido chez Harmonia Mundi et sa diffusion internationale. Depuis 2008, António Zambujo chante au Senhor Vinho, la maison de fado de la fadiste Maria da Fé, lorsqu‘il ne se produit pas sur les scènes portugaises et étrangères. En 2009 il a tourné dans plusieurs pays européens (dont la France) et au Brésil. Les éloges intarissables de Caetano Veloso (il le compare à Joao Gilberto) l’ont propulsé là-bas et sa carrière y est couronnée d’un grand succès.

Quinto son cinquième album, est sorti au Portugal au mois d’avril, et se place N°1 dans les ventes. C’est un album de compositions originales inspirées par le fado, les rythmes du Cap Vert et les sonorités jazzy et bossa nova, qui marque un peu plus le style et le talent de cet artiste rare. Zambujo a laissé entrer dans cet album un peu du morne quotidien des années de crise comme ces deux chansons de Pedro da Silva Martins, du groupe Deolinda : Algo estranho acontece et Queria conhecer-te um dia. Deolinda est connu pour être un éloge de la vie ordinaire, du normal, du comme-tout-le-monde, du comment-je-fais-pour-finir-le-mois. Algo estranho acontece parle d’un vieux couple, de la mémoire qui part à la dérive, de l’arthrite, de l’illumination des souvenirs d’enfance et de l’amour intact. Zambujo y fait merveille, la chanson est à pleurer d’attendrissement.

Coup de coeur unanime de la presse et du public, Antonio Zambujo est incontestablement devenu en quelques mois, une voix incontournable de la musique lusophone.

« QUINTO » est sorti en France chez World Village